Titre : L’échiquier du mal
Auteur : Dan Simmons
Genre : Science-Fiction
Sous-genre : anticipation
Description : Chelmno, 1942, camps de la mort. Saul Laski, un jeune juif cherchant seulement à survivre au milieu de l’horreur, est emmené de force, un soir, par un groupe de SS commandé par un Oberst au terrifiant talent de contrôler l’esprit. Dès lors, ayant réussi à fuir après une étrange expérience, il les recherche toute sa vie.
Ceux qui ont le Talent, les vampires psychiques. Ils sont milliardaires, agents du FBI ou ex-nazis. Ils manipulent leurs victimes pour leur soif de pouvoir et de violence. Ils jouent avec l’humanité, comme dans une partie d’échec, et peut-être que sans eux la seconde guerre mondiale n’aurait jamais eu lieu. Chaque mort est pour eux un festin.
Mais avec leur trop grande confiance en eux ils ont oublié que toute victime finit par se révolter, et dans cette partie chaque pion, chaque fait imprévisible a son importance.
Commentaire : Ce livre a de très nombreuses fois été primé et je comprends pourquoi. Il est très audacieux d'oser une fiction d'une telle ampleur. Cependant, je ne peux pas dire avoir adoré ce livre. L'atmosphère est à à la fois glauque et sanglante et ce n'est pas quelque chose que l'on supporte durant des heures sans en sortir. Je me sens horriblement mal à l'aise lorsque je lis cette oeuvre, mais cela ne m'empêchera pas de vous la conseiller.
Remerciements à : Alice
Collection : Folio SF
Paru en : 1989
Langue d'origine : Anglais
Titre d'origine : Carrion Comfort
Outre le fait qu’il s’agit d’un thriller fantastique à l’intrigue bien ficelée, cette œuvre constitue une excellente réflexion sur la violence des individus, la souffrance et les angoisses inhérentes de la condition humaine ainsi que la perversité et le racisme qu’elles génèrent. S’il faut reconnaître que l’atmosphère est très violente voir choquante pour ceux ou celles qui ne sont pas coutumiers des livres d'horreur, celle-ci s'avère être une vérité parmi les contextes des plus terribles de l'histoire moderne tel les déportations juives ou la violence des ghettos.
D’autre part la profondeur et le vécu des personnages particulièrement développés sont vraiment impressionnants et donnent un aspect encore plus réaliste au récit. Ainsi les horribles vampires psychiques comme Tony Harod ou même William Borden nous apparaissent parfaitement crédibles, nous sensibilisent alors que ce sont des brutes, même face aux pauvres victimes de persécutions tel que Saul Laski qui paraissent par moment très pathétiques, sans défense. On reconnaît là le talent de l’auteur.
Enfin le machiavélisme des personnages et l’ampleur planétaire (au passage très osée) du récit nous rappelle de grands classiques de la science-fiction comme « 1984 » ou « le meilleurs des mondes ».
En bref, un grand classique à la limite du fantastique, de l’horreur et du policier mais qui conserve une vision et une dimension impressionnante spécifique à la science-fiction, nous ouvrant les yeux sur une réalité de notre monde que l’on cherche toujours à cacher. Soit dit en passant un récit dont on ne se lasse pas.
Remerciements : Hari Seldon
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