"René Barjavel est né le 24 janvier 1911, dans la Drôme. Son père boulanger mobilisé pour la guerre, sa mère en remplaçante n’ayant que peu de temps à lui consacrer, l’enfant seul découvre la nature et s'émerveille de ses prodiges, se plonge dans la littérature, grandit dans l’amour d’une mère happée par le travail, et l’affection de sa cousine, Nini.
À l’école, il se montre médiocre écolier, voué à la succession de son père. Abel Boisselier, professeur de Français, remarque ses qualités dans cette matière et l’exhorte à continuer ses études en lui affirmant son intelligence. Son père ne peut les lui assurer, et le professeur en fait son protégé et le recueille. Le baccalauréat qu’il réussit en 1929 clôt ses études qu’il ne peut poursuivre, faute de moyens financiers. Il entame toute une série de petits boulots, et rencontre Denoël au cours d’une interview, qui l’appelle à ses côtés.
Marié en 1936, père de Renée (Nanou) et de Jean dans les deux années qui suivent, il forge, avec les maladies qui assaillent les enfants-bébés, ses grands thèmes sur la Vie et la médecine, ceux de La Faim du tigre. Il vit mal la guerre qu’il fait dans les zouaves, en désaccord avec la nécessité de la guerre, (et de la guerre par la suite), et révolté contre l’esclavage du soldat et la bêtise militaire. De retour parmi les siens, dans Paris qu’il ne quittera plus, il vit, seul, la libération de la capitale.
Le manque d’argent et l’échec de Le Diable l’emporte sont un début de rupture avec sa carrière de romancier, il s’aventure dans le cinéma. La tuberculose et ses lacunes financières l’empêchent de réaliser Barabbas, pour qui Dieu ne fut qu’un temps. Adaptateur, dialoguiste, le cinéma n’en gardera pas un passage marquant, malgré son empreinte profonde dans de nombreux films, dont les Don Camillo, les Misérables (de Le Chanois), les chiffonniers d’Emaüs, le mouton à cinq pattes, le guépard etc. Avec La faim du tigre, il croit couronner sa carrière, le ton et la conclusion en gardent cette marque, mais c’est Demain le Paradis, autrement plus optimiste, qui termine l’œuvre de l’auteur qui aura vécu un formidable renouveau depuis cet essai, qui par ailleurs conserve sa place de choix.
Avec La nuit des temps démarre, comme l’avait prévue Olenka de Veer, sa carrière de grand écrivain. Il se fait chroniqueur au journal du Dimanche (Les libres propos de René Barjavel, qui seront recueillies dans les «années de la lune», «les années de la liberté» et «les années de l’homme»), et parachève son œuvre dans l’esprit qui surpassera désormais toutes les inclinaisons pessimistes, celui de l’espoir.
René Barjavell décède le 24 novembre 1985. Il repose au cimetière de Bellecombe-Tarendol, son village natal ainsi que celui de son père boulanger."
Source : http://www.renebarjavel.com/
Colette à la recherche de l'amour (1934)
Roland, le chevalier plus fort que le lion (1942)
Ravage (1943)
Le Voyageur imprudent (1943)
Cinéma total (1944)
Tarendol (1946)
Le diable l'emporte (1948)
Journal d'un homme simple (1951)
Colomb de la lune (1962)
La Faim du tigre (1966)
La Nuit des temps (1968)
Les Chemins de Katmandou (1969)
Les Années de la lune (1972)
Le Grand Secret (1973)
Les Dames à la licorne (1974)
Le Prince blessé (1974)
Brigitte Bardot amie des animaux (1974)
Les Années de la liberté (1975)
Les Années de l'homme (1976)
Si j'étais Dieu ... (1976)
Les Jours du monde (1977)
Les Fleurs, l'Amour, la Vie (1978)
Lettre ouverte aux vivants qui veulent le rester (1978)
Une rose au paradis (1981)
La Charrette bleue (1981)
La Tempête (1982)
L'Enchanteur (1984)
La Peau de César (1985)
Demain le paradis (inachevé, édité de façon posthume - 1986)
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