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Discussions libres
Encore une fois, je sens une grande activité sur le forum...| Auteurs | Messages |
Hari Seldon Déconnecté(e) Modérateur 13 sujets65 messages | 21 Octobre 2006 à 00h00 |
| J'ai donc cherché un sujet pour l'animer en tant que modo (rôle que je prends très au sérieux...). Et j'ai trouvé (je ne granti pas qu'il soit intéressant). Quel genres de musiques écoutez vous en lisant ? Moi, par exemple, j'écoute plus du hard rock comme muse, system of a down ou du métal comme Ramstein. Je sais parfaitement que pour la lecture mes goûts sont parfaitements contestables... -- Salut et liberté | |
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Clément Déconnecté(e) Administrateur 28 sujets79 messages | 19 Novembre 2006 à 19h57 |
| - hors sujet : Peut-on dire que Muse est du Hard Rock ? ^^ - De mon côté, je trouve que l'écoute de musique en lisant est plutôt plaisant. Elle arrive à s'insinuer dans le contexte de notre lecture, et bien plus tard, quand le livre est oublié, la musique nous le remémore encore. Je suis quand même nuancé sur la question 'Faut-il écouter de la musique en lisant ?'. Qui se généralise pour d'autres activités... Le musique est très bénéfique, et justifiée, dans le cadre de la création d'après moi (écriture et peinture par exemple). Pour ce qui est de la lecture, je pense qu'il ne faut pas en abuser. Certes en lisant Jules Verne, ou tout autre roman d'aventure, une musique d'arrière plan peut se justifier, mais je ne pense pas que diffuser du hard rock dans les lignes d'une oeuvre plus complexe soit une bonne chose. Il faut rester suffisament attentif, sinon on perd l'essentiel. La musique distrait toujours un peu. Je m'oppose également à l'écoute machinale : la musique ne devrait pas avoir un rôle secondaire quand on l'écoute ! Malgré cela, je m'y laisse prendre régulièrement... Ciao, Clément -- « Les poètes tentent de greffer aux hommes d'autres yeux et de transformer ainsi le réel. Aussi sont-ils des éléments dangereux pour l’Etat, puisqu'ils veulent transformer. Or l'Etat et ses dévoués serviteurs n'aspirent, eux, qu'à durer. » Franz Kafka | |
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Hari Seldon Déconnecté(e) Modérateur 13 sujets65 messages | 19 Novembre 2006 à 21h46 |
| - Hors sujet : Muse sera toujours Muse et rien d'autre. c'était juste pour donner un nom de groupe à la musique rythmée que j'aime bien. - Hors sujet 2 : merci de cette participation au forum très animé. j'arrête de te copier. Je trouve ton avis intéressant. Mais bizarrement je trouve, au contraire, que pour de la création, écouter de la musique influance beaucoup trop ce que l'on fait au point de presque le dénaturer. Personnelement je préfère le silence dans ces cas-là. Je n'arrive pas à lire sans musique. En fait elle me premet de me concentrer sur le livre en m'isolant du monde extéreieur et de l'écoulement du temps. C'est d'ailleurs pour ça que je travail beaucoup plus longtemps et efficacement avec de la musique que sans. Si seulement j'avais plus de temps pour ne pas faire d'écoute machinale... Là encore des fois j'écoute la musique et c'est ce que je fais pendant qui devient machinal (exemple le dessin). -- Salut et liberté | |
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Clément Déconnecté(e) Administrateur 28 sujets79 messages | 27 Novembre 2006 à 20h45 |
| Ah sacrilège ! Le dessin cela se travaille, ça ne se barbouille pas ! Je plaisante, je comprends bien ce que c'est, le dessin passif qui détend l'esprit. -- « Les poètes tentent de greffer aux hommes d'autres yeux et de transformer ainsi le réel. Aussi sont-ils des éléments dangereux pour l’Etat, puisqu'ils veulent transformer. Or l'Etat et ses dévoués serviteurs n'aspirent, eux, qu'à durer. » Franz Kafka | |
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Hari Seldon Déconnecté(e) Modérateur 13 sujets65 messages | 8 Décembre 2006 à 23h04 |
| Oui. Grâce à la modernité il y a aussi maintenant le barbouillage sur ordi. On n'arrête pas le progres... -- Salut et liberté | |
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Clément Déconnecté(e) Administrateur 28 sujets79 messages | 16 Décembre 2006 à 14h48 |
| J'ai récemment lu La planète des singes avec l'album Sumiregusa d'Enya. Je pense que la musique "New age", planante, est particulièrement adaptée à une lecture en musique, dans le sens ou elle n'altère pas (ou peu) le plaisir et la concentration du lecteur. -- « Les poètes tentent de greffer aux hommes d'autres yeux et de transformer ainsi le réel. Aussi sont-ils des éléments dangereux pour l’Etat, puisqu'ils veulent transformer. Or l'Etat et ses dévoués serviteurs n'aspirent, eux, qu'à durer. » Franz Kafka | |
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Hari Seldon Déconnecté(e) Modérateur 13 sujets65 messages | 16 Décembre 2006 à 21h34 |
| Concernant la conclusion de ta dernière fiche, je ne suis pas tout à fait d'accord : Même si beaucoup d'adaptations en films sont pourries, il en existe d'autres aussi exellentes que les livres d'origine. C'est vrai, les adaptations déforment le récit d'origine. Cela déçoit souvent les "puristes". Mais les deux ne peuvent être comparés car ce qui peut être écrit dans un livre n'est pas forcément réalisable dans un film, et inversement. Ce sont deux arts complètements différents, et aucun des deux ne peut supplanter l'autre. Un film peut valoir un livre. -- Salut et liberté | |
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Clément Déconnecté(e) Administrateur 28 sujets79 messages | 17 Décembre 2006 à 18h03 |
| Hé hé. Polémique en perspective, tu l'as fait exprès vilain garnement. Premièrement j'aimerais bien un exemple d'une adaptation cinématographique que tu as préférée au livre. Cela appuierai d'avantage ce que tu énonces. Deuxièmement je ne catalogue pas le septième art comme insignifiant, en bas de l’échelle. Je veux simplement dire que la lecture d'un film et d'un roman est fondamentalement différente. Et la lecture d'un film est plus simple que celle d'un livre. Cet argument est inexact : la lecture la plus commune et la plus répandue d’une œuvre cinématographique est simpliste, alors même que cette œuvre puisse receler d’un sens riche à plusieurs niveaux de lecture. On va « voir », ou « regarder » un film, et déjà on sous-entend que l’on ne va pas s’encombrer d’activité cérébrale. Pour la lecture c’est différent, on a une approche plus spirituelle : le lecteur devient le réalisateur du film, il conçoit à partir de la trame scénaristique les images dans sa tête. Il n’est donc plus passif, mais actif, créateur, interprète. De plus il n’est pas soumis à une contrainte de temps, il peut ‘accorder des pauses pour peaufiner son interprétation, ses idées. Au cinéma on peut difficilement s'abstraire à la trame de l’histoire pour suivre son propre raisonnement, sinon on perd le fil de la vidéo. Non, on n’utilise pas de magnétoscope dans les salles obscures. Comment développer une critique quand on n'en a pas le temps ? Assurément, le film insinue son point de vue. Tout cela pour dire que le commun des cinéphiles qui se rend à une projection s’attend à cette lecture « de surface » de l’œuvre. Que fait l’industrie cinématographique ? Elle répond à la demande. Les bons lecteurs sont perdants, les bons films deviennent rares. Pour le monde du livre c’est différent, véritablement. L’ouvrage littéraire à une histoire millénaire, comme support de l’information, de la science. En plus de cela, produire un livre coûte bien moins cher que de produire un film. Ainsi si les ouvrages de qualité ne sont pas subventionnés par les grandes maisons d’édition, l’auteur arrivera à publier son ouvrage (à le vendre, c’est une autre question). Le développement d’Internet contribue à cette perduration de la qualité dans le temps : aujourd’hui il ne coûte rien de publier un ouvrage. Dans ma fiche de lecture je soulignais justement que le producteur avait fait appliquer ses volontés au détriment de l’œuvre cinématographique elle-même, ce qui relève l’entière dépendance des cinéastes vis à vis de leurs producteurs. Comment produire un film indépendamment ? Un tournage nécessite une véritable fortune, l’indépendantisme ne peut pas être de qualité non plus. Un film peut valoir un livre, c’est possible, mais improbable. -- « Les poètes tentent de greffer aux hommes d'autres yeux et de transformer ainsi le réel. Aussi sont-ils des éléments dangereux pour l’Etat, puisqu'ils veulent transformer. Or l'Etat et ses dévoués serviteurs n'aspirent, eux, qu'à durer. » Franz Kafka | |
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Hari Seldon Déconnecté(e) Modérateur 13 sujets65 messages | 17 Décembre 2006 à 22h03 |
| Je n'ai jamais dit qu'il y avait des adaptations que je préférait au livre (quoique...). Mais j'en connais deux que j'ai autant aimé, à titre personnel, que le livre : La Ligne Verte et Le nom de La Rose. Dans le premier cas c'est dut au scénario et à l'atmosphère très bien respecté. Dans le second cas plus interressant, le scénario est moins respecté à cause des contraintes de réalisation. Certains passages très philosphiques sont sautés pour que le film reste regardable (on doit reconnaitre que 10 minutes de discours philosophique, ca soule) mais la réalisation conserve dans sa totalité l'atmosphère gothique à souhait : c'est ca le septième art. Un bon cinéphile ne dit pas qu'un film est bon pour son scénario, mais pour sa réalisation. L'atmosphère, la musique, les jeux de comédiens et de lumière, les effets d'optiques qui font la différence. Les effets spéciaux ne sont bien souvent qu'une question de budget, pas de génie. C'est la manière dont on les emploi. La maitrise de la gradation de réalisme, si c'est un conte moderne à la Tim Burton, un thriller noir, un film d'action à la Tarantino ou un film de SF, qui mettent plus ou moins en valeur les scènes. Ceux qui vont voir un film pour voir une fiction sans se fouler n'ont pas forcément tord, un bon scénario est toujours valable, mais ils ratent presque l'essentiel, c'est à dire l'esthétisme de la mise en scène. Une bonne mise en scène sucitera l'imaginaire du spectateur, celui ci essaiera par exemple de deviner la suite : c'est le suspense qui réussit. Un spectateur est-il alors passif ? Si un spectateur ne peut raisonner sur un film, c'est qu'il a été absorbé par l'atmosphère de celui-ci : peut-on reprocher à un art d'être convainquant et accessible à la majorité ? L'industrie cinématographique est basée sur la finance et la publicité : c'est incontestable. Ce qui l'est en revanche, c'est que le monde "littéraire" ne le soit pas. Nombre de chefs d'éditions sont considérés comme des VIP au même titre que des acteurs. C'est sans compté le "snobisme décadant" dans lequel s'effondre une élite prétentieuse qui se dit intellectuelle, de moins en moins en phase avec la réalité. Des prétendus philosophes littéraires que lit une petite part de la population pour paraître à la mode ou intelligente. Je pourrais aussi dire cela de tes auteurs... Ce n'est pas une question d'argent, mais cela reste une forme de dégénéressence. Il faut avoir des relation avec les grands éditeurs et les médias pour exister. Bien sûr, il y a de nombreuses exeptions. Bien des auteurs littéraires sont issus de rien et grâce à un véritable talent ont pu être lu. Mais cela vaut aussi pour le cinémas. Bien des réalisateurs ne sont pas issus des productions holywoodiennes à l'origine, comme Quentin Tarentino. Ces deux formes d'art ont leur propre défaut. Elles ne peuvent être comparés ni mises en concurences. Si vous avez le choix entre lire un bon livre et voir un bon film, faites les deux ! -- Salut et liberté | |
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Clément Déconnecté(e) Administrateur 28 sujets79 messages | 18 Décembre 2006 à 12h01 |
| « Un bon cinéphile ne dit pas qu'un film est bon pour son scénario, mais pour sa réalisation. » En aucun cas je ne m’oppose à cette idée, je la nuance. Je vais essayer de clarifier ma position : Un film peut-être très riche, du point de vue esthétique comme tu l’a évoqué, mais aussi au niveau de la bande sonore, du jeu des acteurs etc. Le cinéma est ouvert au plus grand nombre, c’est son point fort comme son point faible. D’un côté foule de gens s’y intéressent, et de l’autre les producteurs répondent à la demande. Or cet engrenage commercial engendre une baisse notoire de la qualité des projections. Prenons par exemple notre petit cinéma coopératif de Château du Loir, on n’y visionne seulement les « best-seller », les films qui attirent le plus de gens. Cela ne les intéressent pas de projeter la bande d’un illustre inconnu, même s’il a conçu une merveille. Pour résumer : la demande générale pénalise les véritables cinéphiles. Du côté du livre maintenant. Tu as tord en affirmant qu’il y a un grand élitisme dans le monde du livre. Harry Potter, Eragon, Peggy Sue et j’en passe qu’est ce que c’est ? Si tu considères les 10-14 ans comme une élite de la société cela se tient après tout. Bien sûr il y a un réel enjeu financier, et des éditeurs qui imposent leur sélection, comme dans l’industrie cinématographique. Ce qui diverge en revanche, c’est tout le passé historique de la littérature, une culture à laquelle on peut accéder facilement. Je dis bien facilement : l’enseignement de la littérature fait partie des programmes scolaires obligatoires. Les enjeux du commerce littéraire n’empêchent pas un lecteur assidu de lire un ouvrage de qualité (et même gratuitement pour ce qui est des livres anciens). « Peut-on reprocher à un art d'être convainquant […] ? » Le problème ici c’est que tu utilises le verbe « convaincre » au lieu de « persuader ». Tu t’accordes à dire que si le spectateur n’a pas raisonné sur le film, il en a tout de même gardé quelque chose. Mais ce sont ses sens qui ont été touchés, ses sentiments. Cela n’a rien de négatif, mais il faut absolument garder un sens critique, pour que cette persuasion génère une réelle conviction. Pour ta question, en l’occurrence le film est rarement convainquant, pour les motifs que j’ai évoqués dans mon précédent post : le spectateur n’a pas le temps de pousser un sens critique. Ce n’est pas négligeable : l’art des images est aussi l’art de tromper (ex : publicités). « Si vous avez le choix entre lire un bon livre et voir un bon film, faites les deux » Certes, mais faut-il déjà avoir les moyens de trouver un bon film. D’expérience, si je vais voir un film au hasard, et que je lis un livre au hasard, je préfère le livre. Quoique tu en dises, je compare le film au livre, ce sont deux supports différents, mais cela n’empêche pas de préférer l’un à l’autre et d’émettre des critiques. Dernier point, « Une bonne mise en scène su(s)citera l'imaginaire du spectateur » je ne dis pas non, mais je pense vraiment qu’il y a un gouffre entre cette forme d’imaginaire et celle qui prend forme dans l’esprit d’un lecteur. c5 x Fd4 -- « Les poètes tentent de greffer aux hommes d'autres yeux et de transformer ainsi le réel. Aussi sont-ils des éléments dangereux pour l’Etat, puisqu'ils veulent transformer. Or l'Etat et ses dévoués serviteurs n'aspirent, eux, qu'à durer. » Franz Kafka | |
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